DYPTIQUE LES PIERRES SAUVAGES (2007 – 2010)
Référence :
Photographies en noir et blanc par Ferrante Ferranti. L’artiste explore les vestiges du passé à travers les jeux d’ombres et de lumière créés par le soleil sur les ruines. Avec l’âme d’un archéologue, cet architecte de formation mêle son travail photographique à sa passion pour l’antiquité et le baroque.
Longueur : 1 cm
Hauteur : 75 cm
Largeur : 50 cm
Poids : 1 kg
LES PIERRES SAUVAGES, GHADAMES, LIBYE (2007) / SORRENTO, ITALIE (2010)
Artiste : Ferrante Ferranti
Technique : Photographie numérique
Support : Papier Fine Art Perlé contrecollé sur dibond
Dimensions : 75 x 50 cm et 75 x 50 cm
Nombre d’exemplaires : 21, signés et numérotés
Année : 2007 – 2010
Inspiration : À première vue, tout oppose ces paysages : l’architecture de terre et de chaux modelée par le sable, et la roche volcanique façonnée par la mer. Pourtant, Ferrante Ferranti révèle une même écriture minérale. Les murs de Ghadamès, polis par le vent, répondent aux falaises de Sorrente, creusées par l’érosion marine. La lumière, tour à tour crue ou diffuse, agit comme un révélateur : elle souligne les strates, caresse les surfaces, exalte les tonalités ocres et pierreuses.
Dans ce diptyque, la pierre devient mémoire vivante. Elle porte l’empreinte des civilisations, des gestes constructifs et des forces naturelles. En rapprochant ces deux lieux éloignés, l’artiste compose une méditation sur la permanence des formes et la circulation des cultures autour de la Méditerranée.
Les « pierres sauvages » ne sont pas seulement des fragments de paysage : elles incarnent une matière première, archaïque et souveraine, que la lumière transforme en architecture silencieuse. Par le regard précis et contemplatif de Ferranti, la pierre devient langage, frontière et lien, territoire et poésie.

Ferrante Ferranti
France
Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».




