PISCINA MIRABILIS, CAP MISÈNE, ITALIE (2010)
Référence :
Photographie de la Piscina Mirabilis par Ferrante Ferranti. L’artiste explore les vestiges du passé à travers les jeux d’ombres et de lumière créés par le soleil sur les ruines. Avec l’âme d’un archéologue, cet architecte de formation mêle son travail photographique à sa passion pour l’antiquité et le baroque.
Longueur : 1 cm
Hauteur : 140 cm
Largeur : 93 cm
Poids : 1 kg
Artiste : Ferrante Ferranti
Technique : Photographie numérique couleur
Support : Papier Fine Art Perlé contrecollé sur dibond, montage en artbox chêne noir
Dimensions : 140 x 93 cm
Nombre d’exemplaires : 21 tirages signés et numérotés
Année : 2010
Inspiration : Réalisée en 2010, cette image monumentale saisit la Piscina Mirabilis, immense citerne romaine creusée dans la colline de Bacoli, aux abords du golfe de Naples : un chef-d’œuvre d’ingénierie impériale dont l’architecture souterraine évoque une « cathédrale de l’eau ».
Dans ce grand format couleur, Ferranti capte l’essence du lieu par le jeu subtil de la lumière naturelle et des ombres profondes qui structurent l’espace voûté. Les colonnes massives, qui soutiennent la voûte comme autant d’arcs d’un temple oublié, composent un rythme visuel puissant ; la lumière y devient matière sculpturale, révélant les textures de la pierre et la géométrie du vide.
Fidèle à son regard d’architecte et de photographe, l’artiste transforme un monument hydraulique antique en une scène contemplative où le temps et la mémoire se fondent. La photographie ne se contente pas de reproduire un vestige : elle explore les tensions entre ombre et lumière, structure et silence, offrant une expérience visuelle analogue à une immersion dans l’architecture elle-même.
Cette œuvre traduit la quête de Ferranti pour faire dialoguer le passé et le présent, révélant combien l’acte photographique peut rendre sensible l’invisible à travers les formes anciennes et la lumière qui les traverse.

Ferrante Ferranti
France
Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».





