IDÉOGRAMME D’UNE TOMBE DU CIMETIÈRE OKUNO-IN, KOYASAN, JAPON (2011)
Référence :
Photographie d’une tombe du cimetière Okuno-in au Japon, lieu de pèlerinage consacré au saint bouddhique Kōbō-Daishi. Ferrante Ferranti explore les vestiges du passé à travers des jeux d’ombres et de lumière. Avec l’âme d’un archéologue, cet architecte de formation mêle son travail photographique à sa passion pour l’antiquité et le baroque.
Longueur : 3 cm
Hauteur : 40 cm
Largeur : 40 cm
Poids : 2 kg
Artiste : Ferrante Ferranti
Technique : Photographie numérique
Support : Papier Fine Art Perlé contrecollé sur dibond
Encadrement : Non
Dimensions : 40 x 40 cm
Nombre d’exemplaires : 21, signés et numérotés
Année : 2011
Inspiration : Le cimetière d’Okuno-in, situé au mont Kōya, est l’un des lieux les plus sacrés du bouddhisme au Japon : c’est ici que repose le mausolée du moine Kūkai, fondateur de l’école Shingon, entouré d’un ancien espace funéraire où des milliers de tombes, stèles et monuments se mêlent aux arbres centenaires.
Dans cette photographie, Ferrante Ferranti ne se limite pas à reproduire la forme gravée : il en fait surgir la trace silencieuse du temps. Le cadrage et la lumière sculptent la pierre, révélant la texture de la surface et l’idéogramme — signe gravé, marque d’identité et de mémoire — comme une présence poétique dans le paysage des morts.
L’image devient une méditation visuelle sur la ligne, la matière et l’inscription humaine dans l’espace sacré : l’écriture gravée n’est plus seulement signe funéraire, mais empreinte d’un dialogue entre le visible et l’invisible, entre la vie et le souvenir.

Ferrante Ferranti
France
Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».


