Personnalisable
MUR DES LAMENTATIONS I, JERUSALEM (2/12)
Référence :
Photographie en couleur d’un pèlerin juif devant le Mur des Lamentations de Jérusalem, par Ferrante Ferranti.
L’artiste explore les rites associés aux Éléments – l’eau, le feu, l’air – dans des sanctuaires habités par l’Esprit. Ablutions et immersions, gestes de purification ou de prière des fidèles hindous ou bouddhistes, hébraïques ou jaïns, chrétiens ou musulmans, incarnent la matière, et nous aident à traverser les miroirs des apparences pour accéder aux Saints-des-Saints.
Longueur : 1 cm
Hauteur : 90 cm
Largeur : 60 cm
Poids : 1 kg
Artiste : Ferrante Ferranti
Technique : Photographie numérique
Support : Tirage pigmentaire sur papier baryté (Canson Fine Art Baryta), contrecollés sur Dibond
Dimensions : 90 x 60 cm
Nombre d’exemplaires : 21 tirages signés et numérotés
Année : 2012
Inspiration : Lieu de prière millénaire, le Mur des Lamentations est l’un des derniers vestiges visibles du Second Temple de Jérusalem. Chargé d’histoire, de ferveur et de silence, il concentre des siècles d’espérance et de recueillement.
Dans cette photographie, Ferrante Ferranti s’éloigne du reportage pour entrer dans une approche contemplative. Son regard s’attarde sur la matière même du mur — la peau du temps —, sur la vibration de la pierre traversée par la lumière. Les corps se font discrets, presque effacés, laissant place à une présence plus vaste : celle d’un lieu habité par la mémoire collective.
Par un cadrage sobre et une attention extrême aux textures, Ferranti révèle la dimension intérieure du site. Les interstices où sont glissées les prières deviennent autant de seuils entre visible et invisible. Le Mur apparaît alors comme une surface de passage, un espace de résonance où se croisent foi, histoire et humanité.
Plus qu’une image documentaire, cette photographie propose une méditation sur le sacré : un temps suspendu, où la pierre semble écouter.

Ferrante Ferranti
France
Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».


