TRIPTYQUE FRACTURES (2005 – 2014)
Référence :
Triptyque de photographies en noir et blanc par Ferrante Ferranti. L’artiste explore les vestiges du passé à travers les jeux d’ombres et de lumière créé par le soleil sur les ruines. Avec l’âme d’un archéologue, cet architecte de formation mêle son travail photographique à sa passion pour l’antiquité et le baroque.
Longueur : 1 cm
Hauteur : 60 cm
Largeur : 40 cm
Poids : 3 kg
Temple de Bassae, Grèce, 2014 – Saint-Sépulcre, Jérusalem, 2011 – Abbaye de Ganagobie, France, 2005
Artiste : Ferrante Ferranti
Technique : Photographie numérique
Support : Papier Fine Art Perlé contrecollé sur Dibond
Dimensions : 60 x 40 cm
Nombre d’exemplaires : 21, signés et numérotés
Inspiration : Réalisé entre 2005 et 2014, ce triptyque met en résonance trois lieux majeurs de la mémoire spirituelle et architecturale : le Temple d’Apollon Épikourios, l’Église du Saint-Sépulcre et l’Abbaye Notre-Dame de Ganagobie.
Trois géographies, trois traditions, trois époques — mais une même interrogation : celle de la fracture. Fracture de la pierre, fissure dans la matière, rupture dans l’histoire. Ferrante Ferranti cadre au plus près les surfaces, révélant les failles, les cicatrices, les tensions internes des murs sacrés.
Au temple de Bassae, la lumière grecque découpe l’architecture antique et accentue la rigueur des lignes. À Jérusalem, la pénombre du Saint-Sépulcre enveloppe la pierre d’une densité presque charnelle. À Ganagobie, la clarté provençale glisse sur les parois romanes et en révèle la texture silencieuse.
Dans ces images, la fracture n’est pas destruction mais passage : elle laisse entrer la lumière, inscrit le temps dans la matière et rend visible la vulnérabilité même du sacré. L’artiste transforme ces cicatrices architecturales en métaphores universelles — celles d’une humanité traversée par l’histoire, mais toujours debout.
Ce triptyque compose ainsi une méditation sur la permanence et la fragilité : trois lieux séparés par les continents, unis par la pierre, la lumière et la mémoire.

Ferrante Ferranti
France
Né le 13 janvier 1960 en Algérie, d’une mère sarde et d’un père sicilien. Il prend sa première photographie à l’âge de dix-huit ans, une vague à Belle-Île-en-Mer. Passionné par le livre de Fernand Pouillon, Les pierres sauvages, il se lance dans la formation d’architecte à Toulouse, qu’il achève à Paris-UP6 en 1985 avec un diplôme sur Les Théâtres et la scénographie à l’époque baroque. Photographe voyageur, il est engagé depuis trente ans avec Dominique Fernandez dans une exploration commune du baroque et des différentes strates de civilisations, de la Syrie à la Bolivie en passant par la Sicile et Saint-Pétersbourg. Ses photographies dialoguent avec les textes de l’écrivain, qui le définit dans l’album Itinerrances (Actes Sud, 2013) comme « l’inventeur d’un langage qui relie le soleil aux ruines, en quête du sens caché sous les formes ».




