Dainche

​ »Dainche est venu au dessin par le travail. En tant qu’architecte paysagiste, dessiner des jardins fait partie de son métier. Progressivement, sa sensibilité aux histoires que racontent les formes du vivant le pousse à aborder le dessin de manière plus personnelle, intuitive et artistique.

Fidèle au végétal qui le nourrit depuis son enfance, il choisit comme nom d’artiste le nom de son arrière grand-père, mort frappé par la foudre, sous un arbre. Un hommage à la vérité « foudroyante » des arbres, et au lien impénétrable qui lie l’homme à la nature. Tel est le fil conducteur de l’oeuvre de Dainche : parcourue d’hommes, de femmes, de visages, et d’arbres qui s’affirment, comme chargés d’humanité : tantôt enracinés, tantôt fuyants, fragiles ou robustes, nus ou florissants.​

« Les arbres me fascinent par leur silence, leur grâce, leur patience, leur force et leur élégance. » Dainche

Après l’expérience du dessin, Dainche arrive progressivement à la sculpture. Des sculptures abstraites en miroirs, verticales et fièrement taillées vers le ciel, comme ses arbres… Comme si l’artiste cherchait à relier deux mondes, à les faire se rencontrer : l’homme est toujours face à la nature, la nature est son reflet.

Chez Dainche, rien n’est prémédité, tout est intuitif. Ce n’est pas tant le résultat qui compte, ni la réponse, mais bien l’intention de laisser une émotion de départ cheminer vers l’autre.

​ L’art de Dainche, dans sa forme épurée à l’extrême, est une manière de laisser parler l’oeuvre. Libre à chacun d’en imaginer l’histoire… »

Elsa Libaux