Beatrice Pontacq

Dans les dernières expérimentations plastiques de Béatrice Pontacq, les nuages occupent la surface du support et le spectateur se trouve alors confronté à un espace intérieur/extérieur duquel il perçoit le motif figuratif dans toutes ses manifestations visuelles. Dans un travail inlassable d’exploration de la matière qui migre d’un médium à un autre (peinture, dessin, lithographie et photographie), l’artiste, consciente du doute qui plane sur notre capacité d’appréhension de l’art et de la nature, nous signifie la fragilité de la perception.

«L’esthétique de Béatrice Pontacq serait ainsi une esthétique des confins visant interminablement son objet, son terme : la subtile image. En ce sens, l’art aurait pour fonction de reproduire l’apparition ex nihilo, c’est-à-dire une représentation conçue à partir d’un trou, d’un rien, d’une chose comme étant perdue pour toujours.»

Corinne Szabo 

professeure d’histoire de l’art 
en classes préparatoires aux grandes écoles.